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 Jack L'éventreur

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MessageSujet: Jack L'éventreur   Mar 13 Jan - 14:56

Jack l'éventreur est le nom d'un tueur en série anglais de la fin du XIXe siècle, dont l'identité n'a jamais été établie. Le surnom passé à la postérité provient peut-être de l'assassin lui-même, mais plus probablement de l'imagination d'un journaliste. Jack l'éventreur assassina sauvagement au moins cinq prostituées du quartier pauvre de Whitechapel, à Londres en 1888. Le mystère qui entoure l'identité et les mobiles du tueur (ou des tueurs) a intrigué de nombreux enquêteurs et inspiré de nombreux auteurs et artistes.
L'origine du mystère




Scènes de crime - Osborn Street (Emma Elizabeth Smith), George Yard (Martha Tabram), Durward Street (Mary Ann Nichols), Hanbury Street (Annie Chapman), Berner Street (Elizabeth Stride), Mitre Square (Catherine Eddowes), Dorset Street(Mary Jane Kelly).



Le premier assassinat est celui de Mary Ann Nichols, retrouvée égorgée et éventrée dans une rue de Whitechapel le août 1888. Le dernier, avec un degré d'horreur allant crescendo, est celui de Mary Jane Kelly, retrouvée affreusement mutilée dans sa chambre le 9 novembre de la même année.
Les victimes de Jack l'éventreur avaient pour point commun d'être des prostituées occasionnelles œuvrant à Whitechapel (East End), l'un des quartiers les plus pauvres de Londres. À l'exception de la dernière, âgée d'à peine 25 ans, la plupart étaient des femmes d'âge mûr, autour de la quarantaine.
Le nombre et la nature des victimes constituent aujourd'hui encore une énigme pour les enquêteurs : pour quelle(s) raison(s) l'assassin choisit-il des prostituées ? Pourquoi s'arrêta-t-il après le cinquième meurtre ? Pourquoi ce dernier meurtre se déroula-t-il dans de telles conditions ?

Mode opératoire

Les quatre premiers crimes eurent lieu dans des lieux publics ou semi-publics ; trottoirs ou cours d'immeubles. À l'époque, les actes de prostitution n'avaient lieu ni dans les appartements privés, mais pendant la nuit, dans une cour d'immeuble ou dans un passage privé entre deux immeubles, voire au bout d'une impasse.
Les victimes étaient égorgées, vraisemblablement par derrière ; puis l'éventreur ouvrait l'abdomen et en retirait les viscères(intestins, reins, utérus, pour les disposer ensuite sur le cadavre ou les emporter. Certains furent envoyés à la police, accompagnés de « Lettres de Jack ». La précision avec laquelle les victimes étaient éviscérées et le fait que les meurtres avaient lieu pendant la nuit, dans des lieux non éclairés, indiquent que le tueur avait une certaine expertise chirurgicale ou bouchère ou, tout du moins, une bonne culture lui ayant permis d'étudier des livres d'anatomie.
Une de ses victimes, Elizabeth Stride, fut égorgée, mais non éviscérée : les analystes estiment que Jack l'éventreur n'a probablement pas pu mener son acte à terme.
La dernière victime, Mary Jane Kelly, probablement du fait qu'elle fut la seule à être tuée dans un endroit clos (le meurtre eut lieu dans la chambre qu'elle louait, à Miller's Court), fut totalement éviscérée - ses organes furent éparpillés autour d'elle dans son appartement et son cœur ne fut jamais retrouvé - et quasiment démembrée. Par contre ses vêtements et draps étaient pliés et rangés.



  • Les victimes officielles : Mary Ann Nichols, Annie Chapman, Elizabeth Stride, Catherine Eddowes et Mary Jane Kelly.
  • Les victimes supposées de Jack l'éventreur : Alice McKenzie, dite « Clay Pipe », née vers 1849, retrouvée égorgée le 17 juillet 1889 dans Castle Alley et Frances Coles, dite « Carrotty Nell », née vers 1865, retrouvée la gorge tranchée le 13février[/url] 1891 à Swallows Gardens. Le 7 août 1888 au matin, trois semaines avant le premier meurtre "officiel", une autre prostituée Marta Tabram fut retrouvée poignardée de 39 coups de couteau et un coup d'une autre arme blanche que l'on suppose être une dague, au premier étage d'un immeuble le Georges Yard Building, situé presque au centre géographique des cinq autres meurtres "officiels" de Jack l'éventreur. D'après le rapport d'autopsie, l'assassin s'était acharné sur le ventre, les seins et les parties génitales. Il n'y a aucune preuve que Jack l'éventreur soit l'assassin, mais la police de l'époque le pensait fortement.

    Les faits "intéressants" sont : la victime (une prostituée), l'acharnement de l'agresseur, le lieu et l'arme blanche utilisée. Il n'y a pas de mutilation. En revanche, les cinq meurtres de Jack l'éventreur allant crescendo dans l'horreur, celui-ci viendrait en premier.
  • Les victimes peu probables : Annie Milwood, victime d'une agression le 25 février[/url] 1888, hospitalisée, et décédée le 3mars 1888, Ada Wilson, victime d'une agression le 28 mars 1888, elle survécut et Elizabeth Jackson, prostituée dont le corps a été découvert, morcelé, dans la Tamise entre le 31 mai et le 25 juin 1889.
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MessageSujet: Faites votre enquête (le nom de ses victimes)   Mar 13 Jan - 15:25

Victimes avérées



Mary Ann Nichols, dite « Polly »


Née Walker le 26 août 1845 à Londres, mariée à William Nichols et mère de cinq enfants, elle était séparée de son mari depuis 1882. Elle fut tuée dans la nuit du 31 août 1888, à l'âge de 43 ans et incinérée dans le cimetière de Ilford le 6 septembre 1888.
Son corps fut retrouvé entre 3 heures 30 et 3 heures 45 du matin dans Buck’s Row, la gorge tranchée, la langue lacérée et l’abdomen entaillé ; ses organes génitaux étaient également profondément entaillés. L’autopsie révéla par ailleurs que l’assassin était un gaucher, fait qui sera plus tard démenti par de nombreux criminologues.
Les journaux de l’époque, quotidiennement remplis d’articles sur des femmes assassinées, mutilées ou brûlées vives, considérèrent ce cas comme « étrange », mettant ainsi le doigt sur la particularité du mode opératoire du tueur.

Annie Chapman, dite « Dark Annie »


Née Eliza Ann Smith en septembre 1841 à Londres, mariée à John Chapman en 1869 et mère de deux filles, elle fut tuée le samedi 8 septembre 1888 au matin, dans une cour intérieure de numéro 29 de Hanbury Street. Elle fut incinérée le 14 septembre 1888 à Manor Park.
Son corps fut retrouvé gisant à terre, la gorge tranchée et la tête presque séparée du corps. Le ventre était ouvert et les intestins déposés sur l’épaule droite de la victime, tandis que le vagin, l’utérus et les deux tiers de la vessie avaient été prélevés. À ses pieds, on découvrit quelques pièces de monnaie et une enveloppe en papier portant la date du 20 août.
Un témoin, habitant de l’immeuble, affirma avoir entendu une femme crier « non » mais avoua ne pas avoir eu le courage de regarder par la fenêtre. Le lendemain, une petite fille informa la police qu’elle avait vu, quelques maisons plus loin, une flaque de sang : les policiers déclarèrent qu’il s’agissait probablement d’une trace laissée par le tueur alors qu'il emportait les organes prélevés sur la victime.
Quelques jours plus tard, les policiers arrêtèrent un boucher juif du quartier, John Pizer, en se basant sur le fait qu'un morceau de tablier de cuir aurait été retrouvé sur les lieux du crime. Il fut toutefois rapidement établi que ce morceau de cuir n’avait aucun lien avec le crime : il appartenait à un locataire de l’immeuble, qui l’avait lavé et mis à sécher. Pizer fut cependant incarcéré pendant deux jours, afin de permettre à la police de le disculper aux yeux de la foule qui voulait le lyncher.
À partir de ce moment, l’assassin fut qualifié de dément fanatique ou de maniaque sexuel, sans aucune connaissance en anatomie. L’unique indice provenait de quelques témoins qui affirmèrent avoir vu les victimes discutant avec un homme portant une petite mallette noire et un chapeau haut-de-forme.Il est dit également qu'il boitait

Elizabeth Stride, dite « Long Liz »


Née Gustafsdotter le 27 novembre 1843 à Torslanda, district de Göteborg, (Suède), mère de deux enfants et divorcée en 1876 de John Thomas Stride, elle fut retrouvée morte le 30 septembre 1888. Son corps fut découvert dans la cour du Club Berner par un certain Louis Diemschutz. Elle fut incinérée dans le Cimetière Est de Londres.
Son corps fut découvert dans la cour d’un immeuble abritant des juifs et des Allemands. Elle ne présentait qu’une profonde entaille à la gorge ; selon le témoignage d'un cocher, le sang en coulait encore lorsqu’il la découvrit.
Selon certains spécialistes, ce meurtre, qui a été commis très peu de temps avant le suivant et dans un lieu éloigné, ne peut pas être l'œuvre de Jack l'éventreur. Il lui est pourtant attribué. De plus, la victime n'a pas été étranglée mais directement égorgée et l'arme utilisée, un couteau à lame large et courte et mal aiguisé, est différente de celle utilisée pour les quatre autres victimes, un couteau à lame longue et fine très bien aiguisée. Ce même type de couteau servira à assassiner et mutiler sauvagement Catherine Eddowes environ quarante-cinq minutes plus tard. L'assassin aurait utilisé le même type d'arme pour les deux premières victimes et aurait changé pour la troisième pour revenir au premier choix pour la quatrième (45 minutes plus tard) et la cinquième. Il est plus probable qu' Elisabeth Stride ait été victime d'un assassin "occasionnel", comme beaucoup de prostituées à l'époque. Un témoin, Israel Swartz, l'a vu se faire agresser par un homme ivre qui l'a jetée par terre en vociférant des insultes, notamment à l'égard d'un témoin. Ce qui semble ne pas correspondre au mode d'attaque de Jack l'éventreur. Au vu des recoupements des témoignages de la police, l'homme ivre est très probablement l'assassin.

Catherine Eddowes, dite « Kate Conway »


Née le 14 avril 1842 à Wolverhampton (Staffordshire), elle eut trois enfants de son compagnon Thomas Conway. Tuée le 30 septembre 1888, elle fut horriblement mutilée, et retrouvé dans un parc public, Mitre Square.
Catherine Eddowes fut soumise à un véritable martyre, probablement en raison du fait que Jack n’avait pu achever son "travail" sur Elisabeth Stride (si l'on retient la thèse selon laquelle cette dernière fut tuée par Jack l'éventreur). Elle fut retrouvée gisant dans une mare de sang, le ventre ouvert. La victime était complètement défigurée, le nez et l’oreille gauche entaillés, le visage marqué d’un large V au couteau. Le corps était quasiment décapité, ouvert « comme un cochon à l’étalage », l’estomac et les intestins posés sur l’épaule droite, le foie coupé, un rein et l'utérus enlevés.

Mary Jane Kelly, dite « Ginger »


Née vers 1863-1864 dans la ville ou le comté de Limerick en Irlande, veuve Davies, elle fut assassinée le vendredi 9 novembre 1888 vers 3 heures du matin au 13, Miller's Court. Ses restes furent incinérés au cimetière catholique St Patrick à Londres.
Selon le rapport d'autopsie, le dernier meurtre dépassa tous les autres en horreur :

« Le corps est allongé au milieu du lit, les épaules à plat, mais l'axe du corps est légèrement incliné vers le côté gauche, la tête tournée sur la joue gauche. Le bras gauche se trouve le long du corps, avec l'avant-bras replié à angle droit et reposant en travers de l'abdomen. Le bras droit, quelque peu détaché du corps, se trouve sur le matelas, tandis que l'avant-bras, posé sur l'abdomen, laisse apercevoir les doigts serrés. Les jambes sont largement écartées, la cuisse gauche formant un angle droit avec le tronc, tandis que la cuisse droite dessine un angle obtus avec le pubis. Toute la surface extérieure de l'abdomen et des cuisses a été arrachée, alors que les viscères ont été retirés de la cavité abdominale. Les seins sont coupés à leur base, les bras mutilés de nombreux coups de couteau irréguliers et le visage est totalement méconnaissable. Les tissus du cou ont été sectionnés jusqu'à l'os. Les viscères ont été éparpillées un peu partout : l'utérus, les reins et un sein se trouvent sous la tête ; l'autre sein, près du pied droit ; le foie, entre les pieds ; les intestins, à la droite du corps ; la rate à la gauche du corps ; des lambeaux de chair de l'abdomen et des cuisses ont été empilés sur une table ; le cœur a été retiré et n'a pas été retrouvé. »

Autres victimes possibles


Plusieurs autres femmes furent agressées ou assassinées pendant la période où sévit Jack l'Eventreur. Certains de ces crimes lui sont parfois attribués :

Annie Millwood


Née vers 1850, victime d’une agression le 25 février 1888 dans White's Row, entraînant son hospitalisation pour de nombreuses blessures dans les jambes et le corps. Elle quitta l’hôpital et mourut des suites de ses blessures, le 3 mars 1888.

Ada Wilson


Née vers 1868, victime d’une agression survenue le 28 mars 1888 chez elle 19, Maiden Street, à laquelle elle survécut.

Martha Tabram dite "Emma Turner"


Née White le 10 mai 1849 à Londres, épouse séparée d'Henry Samuel Tabram dont elle a eu 2 fils, est assassinée le 7 août 1888 dans George Yard. Son corps fut retrouvé lardé de 39 coups de couteau. Elle est considérée par certains comme une victime possible de Jack l’éventreur, compte tenu du lieu, de la date et des circonstances de sa mort. Cependant, elle n'a été ni égorgée ni dépecée, contrairement aux autres victimes (Eddowes exceptée). Le doute subsiste néanmoins, car l'évolution dans la gravité des blessures des victimes de Jack l'Éventreur dénote un comportement propre au profil psychologique des tueurs en série et permet de penser que Martha Tabram aurait été assassinée par le célèbre tueur de Whitechapel.

Elizabeth Jackson dite "Lizzie"


Le corps de cette prostituée de Sloane Square, née le 18 mars 1865, fut retrouvé en morceaux dans la Tamise entre le 31 mai et le 25 juin 1889.
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MessageSujet: Personnalité du tueur   Mar 13 Jan - 15:28

La personnalité du tueur

Le surnom



Dear Boss...



« Jack l'éventreur » est un surnom qui peut provenir d'un journaliste ou bien, ce qui est moins probable, du meurtrier lui-même.
Le surnom de Jack, retenu par l'Histoire, trouve son origine dans une lettre appelée Dear Boss, reçue le 27 septembre 1888 par la Central News Agency et signée Jack The Ripper. Elle n'est pas authentifiée comme étant de la main du tueur ; il est considéré comme possible qu'il s'agisse d'un canular ou d'une tentative d'accentuer le retentissement de l'affaire.
Certains affirment[précision nécessaire] que ce surnom vient d'un journaliste du Star, nommé Bert, qui voulait rendre ses articles plus « croustillants » et décida de donner un nom à ce tueur.
Le pseudonyme Jack the Ripper est resté du fait que Scotland Yard reproduisit cette lettre dans les journaux, espérant que quelqu'un reconnaîtrait l'écriture et permettrait ainsi d'identifier l'assassin.

Notoriété


Comparé à d'autres tueurs en série, Jack l'éventreur n'a fait que peu de victimes. Plusieurs raisons peuvent expliquer sa notoriété. À l'époque des faits, les journaux étaient en pleine expansion et se livraient une bataille féroce dans la recherche du sensationnel. Ensuite, l'acharnement et l'habileté du tueur sur ses victimes étaient particulièrement impressionnants : rares étaient ceux qui auraient pu égorger, décapiter et éventrer une femme avec une telle sauvagerie et en même temps une telle précision. L'agilité de Jack l'éventreur a également contribué à sa célébrité.
Plusieurs autres éléments ont permis à cet assassin d'entrer dans les annales du crime et dans la mémoire collective. Le plus remarquable est certainement l'utilisation des média par l'éventreur lui-même, fait nouveau à l'époque. De nombreuses lettres furent reçues par les journaux et la police ; ces lettres ont provoqué un effet boule de neige qui ont propulsé les méfaits du criminel à la une de l'actualité durant plusieurs mois. La passion populaire qui en a résulté a été entretenue par les échecs répétés de la Metropolitan Police (Scotland Yard). Par la suite, il a été suggéré que la plupart des lettres signées en lettres de sang 'Votre humble serviteur Jack l'Eventreur' ne provient pas du criminel mais sans doute d'un journaliste du Star, nommé Bert, afin de faire monter les tirages. La diversité des styles de ces lettres ajoute à la confusion et épaissit davantage le mystère.
Un autre élément est le mystère qui continue, aujourd'hui encore, à entourer la personnalité de Jack : la Metropolitan Police n'a en effet jamais mis la main sur le meurtrier, ni même sur un suspect crédible. Les spéculations, qui n'ont jamais cessé depuis le premier jour, continuent à susciter l'intérêt.
Enfin, l'East End de Londres, réceptacle de la misère dans une capitale tentaculaire, stimule l'imagination avec ses ruelles sombres, sa promiscuité, sa foule interlope, son air malsain chargé de maladies et son brouillard (plus fantasmé qu'avéré), un des nombreux aspects de la Révolution Industrielle.

Indices


Après le double crime du 30 septembre, la police inspecta les lieux à la recherche d'indices ou de témoins. Vers 3 heures du matin, un inspecteur nommé Alfred Long découvrit un morceau de tablier taché de sang dans Goulston Street, à environ dix minutes à pied du lieu où Catherine Eddowes avait été assassinée. Cherchant d'autres indices, Long découvrit alors une inscription sur un mur près du morceau de tablier. Le texte en était : « The Juwes are the men That Will not be Blamed for nothing » (« Les juifs ne seront pas accusés pour rien »). Long supposa que l'inscription était récente, car dans le cas contraire, une des nombreuses personnes vivant dans les appartement voisins l'aurait effacée. Afin de ne pas éveiller de mouvements antisémites, l’inscription fut immédiatement notée puis effacée[1].
Les « ripperologues » ont cependant relevé une curieuse corrélation entre la mauvaise orthographe du mot Juwes au lieu de Jews (juifs) et le nom de Jubelum (apprenti d’Hiram), rencontré dans le livre saint des francs-maçons. Il en a été déduit que Jack l’éventreur était soit franc-maçon, ou en tout cas proche d'eux.
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MessageSujet: Suspects et théories   Mar 13 Jan - 15:31

Trois suspects ont fait l'objet de livres et d'adaptations cinématographiques. Il s'agit du prince Albert Victor de Galles, héritier de la couronne de Grande-Bretagne, du médecin et chirurgien Sir William Gull et du peintre et artiste Walter Sickert.
Dans son Livre rouge de Jack l'éventreur, Stéphane Bourgoin, spécialiste des tueurs en série tente de décrire objectivement les faits et dresse un portrait du tueur, sans chercher à établir l'identité de Jack l'éventreur.

Neill Cream


Neill Cream.



Le docteur Neill Cream, né en Écosse, ayant fait ses études à Londres, exerçant au Canada, puis à Chicago (Illinois), était spécialisé dans les avortements. En 1881, il fut reconnu coupable d'avoir empoisonné plusieurs de ses patients. Bien que ces décès n'eussent pas éveillé les soupçons, c'est le docteur lui-même qui en demanda l'examen, semble-t-il pour attirer l'attention sur lui-même. Incarcéré au pénitentier de Joliet, dans l'Illinois, il fut libéré le 31 juillet 1891 pour bonne conduite. S'établissant à Londres, il reprit ses activités morbides ce qui lui valut une seconde arrestation et, pour finir, la pendaison, le 15 novembre 1891. Selon certaines sources, ses dernières paroles furent : « Je suis Jack... ». Pour cette raison, il fut un temps considéré comme le suspect numéro un. Mais, détenu de 1881 à 1891 en Amérique, il est innocenté de facto des crimes de l'éventreur[2],[3]. Sa dénonciation est sans doute à rapprocher de ses tendances à vouloir attirer l'attention sur sa personne.

Sir William Gull


Sir William Gull.



Dans un livre de Stephen Knight (dont la thèse est reprise dans From Hell, une bande dessinée d'Alan Moore ensuite adaptée au cinéma), le coupable serait Sir William Gull, chirurgien de la famille royale. Les motivations de ce praticien demeurent aujourd'hui sujettes à controverses : les prostituées auraient été témoins d'un mariage secret (non prouvé) entre le prince Albert d'Angleterre et une jeune roturière catholique ; Gull aurait alors reçu pour mission de les éliminer afin qu'elles ne puissent exercer de chantage sur la famille royale. Cette théorie a du succès parce qu'elle lie la famille royale aux meurtres. Pour ses partisans, la culpabilité du chirurgien apparaît d'autant plus vraisemblable que les rapports d'autopsie insistent sur la qualité des éviscérations. Outre le fait que les meurtres furent commis de nuit, dans des lieux obscurs, un chirurgien pouvait évidemment avoir assez de connaissances anatomiques pour y procéder.
L'auteur de From Hell précise à la fin de son livre avoir utilisé cette théorie pour écrire une pure fiction, sans lui même s'engager sur sa véracité. Cependant le double meurtre du 30 septembre démontra que l'assassin connaissait bien le quartier et les ruelles de White Chapel et qu'il avait du être agile pour fuir à pied, les ruelles étant trop étroites pour qu'une calèche passe. Ces faits démontreraient que Gull n'a pas pu être l'assassin.

Sir Leslie Melville Macnaghten


Dans son livre Jack l'Eventreur démasqué, Sophie Herfort, une professeur de français langue étrangère de l'Alliance française, entend démontrer que toutes les hypothèses précédentes étaient erronées. Elle avance que le coupable serait Sir Leslie Melville Macnaghten, en s'appuyant sur ses mémoires, ses dires ainsi que d'autres indices [4]. Ce policier humilié par le patron de Scotland Yard aurait prévu de se venger. Après le renvoi du préfet Warren, il est à nouveau candidat et obtient un poste à Scotland Yard. Selon Sophie Herfort, certaines lettres évoqueraient le désir chez Jack l'éventreur d'intégrer la police après avoir subi une terrible éviction. Elle explique également que Sir Melville Macnaghten fréquentait les prostituées et manifestait un sentiment de haine à leur égard. Dans ses mémoires, il avoue prendre plaisir à leur faire peur. L'homme bénéficiait d'une grande expérience de chasseur. Lors de sa jeunesse en Inde, il traquait de gros prédateurs (fauves, alligators) en particulier le chacal qu'il surnommait « jack » (diminutif de « jackal » en anglais) et parlait de l'attraper avec ce style caractéristique aux lettres signées « Jack L'Eventreur » et envoyées à la police. Cet homme vantera plus tard l'abondance de ses trophées. Ses compétences en tannage lui auraient permis de pratiquer le dépeçage chirurgical de ses victimes [5].

James Maybrick


James Maybrick.



Un journal intime découvert en 1991 a aussi eu pour conséquence de désigner comme assassin potentiel James Maybrick, un négociant anglais décédé en 1889, qui habitait Liverpool mais venait régulièrement pour ses affaires à Londres et résidait à Whitechapel. Des expertises ont prouvé l'authenticité du document, qui reste douteuse selon d'autres scientifiques[réf. nécessaire]. Les partisans de cette thèse s'appuient également sur une montre ayant appartenu à Maybrick, qui fournirait la preuve irréfutable que Jack était Maybrick. Il y était gravé: « James Maybrick, I am Jack », et les initiales supposées de toutes les victimes. On a aussi fait ressortir que les deux premières lettres et les deux dernières de son prénom suivi de son nom forment le mot JACK[réf. nécessaire]. Mais James Maybrick, dont le texte ne donne pas de détail qui aurait pu n'être connus que de l'assassin, peut avoir voulu se faire passer pour Jack l'éventreur aux yeux de la postérité[réf. nécessaire].


Mary Pearcey


Cette piste d'une éventreuse déjà suivie à l'époque à la suite des déclarations de deux témoins ayant aperçu une femme s'enfuir des lieux du crime de Mary Jane Kelly, a été relancée après la découverte en mai 2006 par le biologiste Ian Findlay de traces d'ADN retrouvées sous deux timbres des 15 enveloppes envoyées et attribuées avec certitude à Jack l'éventreur. En effet, ces deux ADN correspondent à celui d'une seule et même femme. A l'époque, la police avait soupçonné une sage-femme nommée Mary Eleanor Wheeler, dite Mary Pearcey, née en 1866. En octobre 1890, celle-ci fut inculpée du meurtre de la femme et de la petite fille de son amant Franck Hogg. Bien qu'ayant toujours clamé son innocence, elle fut condamnée à mort et pendue le 23 décembre 1890. Elle fut enterrée au cimetière de Newgate où sa tombe est toujours visible. Il reste au Pr Findlay à obtenir un permis d'exhumer pour comparer les ADN des deux lettres à celui des restes de Mary Pearcey.



Walter Sickert




Walter Sickert.
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MessageSujet: suite Théories et suspects   Mar 13 Jan - 15:32

Patricia Cornwell dans son livre Jack l'éventreur : affaire classée - Portrait d'un tueur défend la théorie (basée sur d'anciens échantillons d'ADN) selon laquelle le peintre Walter Sickert serait l'auteur des cinq meurtres. Ses œuvres seraient le reflet de ses crimes. L'argument défendu dans le livre repose cependant sur un faisceau de coïncidences n'ayant pas force de preuve. Elle démontre certes que Sickert est lié à une ou plusieurs lettres écrites au nom de l'éventreur, mais elle ne parvient pas à fournir la preuve irréfutable de sa culpabilité.

Francis J. Tumblety


Francis Tumblety.



Dans une lettre écrite en 1913 et découverte en 1993, J.G Littlechild, inspecteur en chef de la police secrète de Londres en 1888, fit mention d'un certain Francis J. Tumblety. Ses soupçons sont basés sur le passé de charlatan de ce médecin aux États-Unis et sur des témoignages de ses proches affirmant qu'il vouait une haine démesurée aux femmes, qu'il qualifiait de bétail. Ce suspect fut arrêté le 19 novembre 1888, la police le soupçonnant d'être lié aux meurtres, puis il fut relâché sous caution. Il s'enfuit finalement aux États-Unis ; plusieurs enquêteurs furent lancés à ses trousses, mais Tumblety parvint à disparaître mystérieusement en janvier 1889. Par la suite, on rapporta des assassinats étrangement semblables à ceux de l'Eventreur dans l'Ouest américain, ainsi que six horribles meurtres à Managua. Tumblety mourut à Saint Louis, le 28 mai 1903. Tumblety qui se prétendait docteur en médecine, possédait une collection d'organes humains et notamment une douzaine de matrices de femmes. Tumblety s'était marié très jeune et a rompu très vite lorsqu'il découvrit que sa jeune femme qu'il aimait éperdument était en fait... une prostituée. Il fut condamné à plusieurs reprises, notamment pour pratiques homosexuelles (réprimées à l'époque victorienne). Il fut également soupçonné d'avoir participé à l'assassinat du président Abraham Lincoln en 1865. Tumblety quitta précipitamment l'Angleterre le 5 décembre 1888 pour la France, puis les États-Unis. Après sa fuite, les meurtres s'arrêtèrent. Scotland Yard demanda alors à la police de New York de surveiller Tumblety (fait qui prouve que Tumblety était considéré comme un suspect de premier ordre). Alors âgé (55 ans) aux moments des faits[6], il reste tout de même un suspect tout à fait crédible.

Aaron Kosminski


Le 14 juillet 2006, le Times (article consultable en ligne) annonçait comme officielle l'identification de Jack l'éventreur au Juif polonais Aaron Kominski. Robert Anderson, qui avait enquêté sur Jack l'éventreur en tant que « Assistant Commissioner of the Metropolitan Police Criminal Investigation Department », avait déjà écrit dans son livre de souvenirs The Lighter Side of My Official Life que Jack l'éventreur était un Juif polonais et avait été reconnu sans hésitation par un témoin qui avait toutefois refusé de témoigner contre lui. Selon des notes écrites à la main dans un exemplaire de ce livre par le « Chief Inspector » Donald Swanson, qui avait été le subordonné de Robert Anderson dans l'enquête de la police, ce Juif polonais s'appelait Aaron Kosminski et si le témoin qui l'avait reconnu refusait de l'accuser, c'est parce que ce témoin, lui-même Juif, ne voulait pas faire condamner un autre Juif à mort. Les notes manuscrites de Swanson furent remises au « Black Museum » de Scotland Yard le 13 juillet 2006.
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